L'honnête homme d'aujourd'hui ne peut se contenter d'un seul media* pour parcourir, immobile, le monde. Le journal du même nom, nous invite souvent au voyage. La blogosphère, tel un ballon dirigeable, permet d'imaginer ces voyages. Il en est ainsi de ces invitations, mises de côté pour un brouillon de blog et que le temps densifié, hic et nunc, offre à une mise en page à la bonne franquette.
* si j'écrivais medium ou médium on comprendrait peut-être moins. Pardon pour les latinistes.
Voyager avec des livres, c'est encore mieux. Pour prendre l'Italie pour exemple, nombreux sont les écrivains qui ont bien décrit ce plaisir à la fois simple et raffiné. Récemment, Sollers en a merveilleusement parlé. Il n'est pas le seul.
Donc emporter des livres et en acheter sur place. Quel bonheur !
A Venise, je recommande la librairie :
Le joueur d'échecs amateur que je suis ne se départit pas non plus d'un recueil d'études ou de combinaisons sur les thèmes classiques de la tactique (clouages divers, déviation, attaque double, surcharge, etc.). Si l'on rencontre un joueur dans la rue, ce qui est fréquent à Venise, on prend le temps de jouer quelques blitzs, avant de continuer à visiter les églises, un guide d'architecture format de poche en main (trouvé chez FANTONI).

Autre voyage, autre paysage, celui des couvertures, elles attirent mon regard - elles sont faites pour cela, certes - ainsi le BARATON a-t-il été un appel immédiat.
J'avais déjà offert ce livre découvert pour moi au Salon du livre d'Hossegor.
Je le recommanderais tout de suite car il est maintenant disponible en poche : Alain BARATON, Le Jardinier de Versailles, Le Livre de Poche.
Histoire, anecdotes, joies et frustrations du jardinier en chef du Parc de Versailles. Humour, sensibilité, érudition discrète et belle plume.
Premières de couverture sur le thème des échecs, et je ne puis résister au rachat d'un titre, tout simplement pour l'illustration choisie ayant rapport avec les soixante quatre cases.Une lecture ancienne, un livre déjà en bibliothèque mais sous des atours éditoriaux neufs, une sorte de garde-robe variée aux vêtements chamarrés de papier, cela constitue souvent un début de collection dans la collection...(je vous parlerai bientôt du paradoxe de Russell) mais c'est souvent pour relire, ainsi de ce cher Thomas Bernhard, de Joris-Karl Huysmans ou de poètes.
Nota bene : au fait, j'ai découvert à la lecture de Millénium que les échecs y avaient place dès la page 172.
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